L’industrie pharmaceutique : un vivier d’opportunités à l’international
En marketing stratégique, le secteur de l’industrie pharmaceutique bénéficie de ce que l’on appelle un macro-environnement favorable. Voici une synthèse des opportunités qui ouvrent un bel avenir pour les diplômés des cursus spécialisés dans l’industrie pharmaceutique à l’international.
En marketing stratégique, le secteur de l’industrie pharmaceutique bénéficie de ce que l’on appelle un macro-environnement favorable. Voici une synthèse des opportunités qui ouvrent un bel avenir pour les diplômés des cursus spécialisés dans l’industrie pharmaceutique à l’international.
Le vieillissement de la population
Il s’agit d’une constante immuable mais elle l’est encore plus aujourd’hui avec l’allongement de l’espérance de vie. Les baby-boomers d’après-guerre arrivent à un âge où les interventions médicales et la prise de médicaments augmentent, parfois drastiquement. Logiquement, les dépenses de santé augmentent sur le plan international. En France, elles ont gagné 1,3 % en 2017. Les États-Unis restent, de loin, le pays qui affiche les dépenses de santé les plus élevées dans le monde. L’étude publiée par le Journal of the American Medical Association (JAMA) les estime à 1443$ par an et par habitant, contre une moyenne située entre 466$ et 939$ dans les pays à hauts revenus.
En 2017, la consommation de médicaments en France a représenté environ 1,7 % du PIB. Ce taux est amené à bondir dans un avenir proche selon l’IMS Health qui situe ce ratio entre 4 et 10 % dans des pays comme le Canada, l’Allemagne, la Suisse ou encore les États-Unis. Le stress, la sédentarité et les mauvaises habitudes alimentaires entraînent une hausse des problèmes cardiaques et des maladies chroniques, notamment le diabète. En conséquence, la demande en traitements préventifs et curatifs devrait se poursuivre à la hausse.
L’Afrique : seulement 3,5 % des dépenses pharmaceutiques mondiales
L’Afrique, qui compte 15 % de la population mondiale et qui affiche un taux de fécondité élevé (4,7 enfants par femme contre une moyenne mondiale de 2,5), ne représente que 3,5 % des dépenses pharmaceutiques selon l’IMS. Conscients de cet énorme potentiel, les Big Pharma se positionnent sur le continent. Selon la Banque mondiale, le principal facteur de croissance du marché africain des médicaments reste l’expansion de la capacité de prise en charge qui a gagné 70000 nouveaux lits d’hôpitaux, 16000 médecins et 60000 infirmières entre 2005 et 2012 (derniers chiffres en date). Des variables socio-économiques comme l’urbanisation rapide, l’émergence d’une classe moyenne et l’augmentation des dépenses de santé favorisent également la croissance du marché des médicaments en Afrique. S’ajoute à cela le climat tropical qui fait du continent un grand réservoir des maladies infectieuses, notamment le paludisme et la tuberculose.
Enfin, et selon les prévisions de l’Organisation Mondiale de la Santé, la part des médicaments destinés à soigner des Maladies Non Transmissibles (MNT) augmentera de 21 % sur l’ensemble du panier des soins africains à l’horizon 2030 avec l’adoption croissante du mode de vie occidental en Afrique.
Les nouvelles technologies permettent un meilleur ciblage
Le Big Data qui se démocratise progressivement dans l’industrie pharmaceutique permet aux professionnels d’affiner leur ciblage, de détecter les nouvelles tendances et de développer de nouveaux médicaments en phase avec les attentes des patients et des professionnels de santé. Le Big Data, qui donne du sens aux données massives, outille l’industrie pharmaceutique pour mieux appréhender la conquête de nouveaux marchés par une meilleure détection des tendances, réduisant ainsi les risques qui accompagnent l’investissement à l’international.
La résilience du secteur aux chocs boursiers
Les chiffres sont éloquents. Les marchés financiers ont été secoués par l’annonce des résultats du référendum sur le Brexit, le 24 juin 2016. La quinzaine qui a suivi ce résultat inattendu a provoqué une baisse de 3 % des principaux indices mondiaux, avec notamment une contreperformance de 7 % du CAC 40. De leur côté, les quatre actions principales de l’industrie pharmaceutique européenne (Novartis, Roche, Bayer et Sanofi) ont gagné deux points, en moyenne, sur cette même période. L’industrie pharmaceutique n’est pas cyclique et le médicament reste une priorité pour les gouvernements comme pour les populations.
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